N° 532 - AVRIL 2008 - Les urnes ont parlé

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Lors des dernières élections, on a constaté que le taux de participation en métropole avait été le plus faible depuis 1959 : 66,54 % au premier tour, 65,14 % au deuxième.
Sans vouloir avoir mauvais esprit, et tout en étant conscient qu’il s’agit d’élections locales, on ne peut s’empêcher de penser que ce taux très bas traduit un fort mécontentement de la part d’électeurs acquis à la majorité parlementaire.

On peut considérer que, parmi ces 34 % d’abstentionnistes, un tiers sont des propriétaires qui ont marqué ainsi leur désapprobation de la politique menée.
Il paraît évident que le Gouvernement paye ici une politique brouillonne, qui sacrifie délibérément les investisseurs et les bailleurs sur l’autel de la « real politic » du pouvoir d’achat et du logement social.
Un libéralisme mesuré ne ferait pas de mal au secteur du logement et il nous semble qu’une redéfinition des relations bailleurs-locataires s’impose : les bailleurs ne supporteront pas indéfiniment une aggravation de leurs obligations et ils feront les arbitrages qui s’imposent en vendant leur patrimoine, ce qui ne facilitera pas la résolution de la crise du logement dans les grandes villes…

Un autre chiffre nous inquiète : 81 % des jeunes Français diplômés sont tentés de partir à l’étranger, dégoûtés par leur difficulté d’insertion liée à une trop grande rigidité des relations sociales dans notre pays.
En sens inverse, de nombreux étrangers sans formation et sans diplôme veulent venir en France pour bénéficier à plein des aides sociales (et du droit au logement opposable), à un coût exorbitant pour la collectivité. Nous ne nions pas que la France doive rester une terre d’accueil pour les étrangers, mais notre situation budgétaire ne nous permet plus d’augmenter inconsidérément les charges publiques.

Un mot, enfin, de ceux qui réclament la légalisation du nouvel indice des loyers commerciaux (ILC) : nous ne comprenons pas cette initiative de la part de personnes qui bénéficient du principe de liberté des prix ;
si les prix des loyers commerciaux doivent être réglementés à la baisse, pourquoi les propriétaires ne réclameraient-ils pas la taxation des prix du commerce de détail !
Il faut que chacun prenne ses responsabilités : la loi du marché et de la libre entreprise doit s’appliquer à tous.

 

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