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Lors des
dernières élections, on a constaté que le taux de participation en
métropole avait été le plus faible depuis 1959 : 66,54 % au premier
tour, 65,14 % au deuxième.
Sans vouloir avoir mauvais esprit, et tout en étant conscient qu’il
s’agit d’élections locales, on ne peut s’empêcher de penser que ce
taux très bas traduit un fort mécontentement de la part d’électeurs
acquis à la majorité parlementaire. |
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On peut
considérer que, parmi ces 34 % d’abstentionnistes, un tiers sont des
propriétaires qui ont marqué ainsi leur désapprobation de la
politique menée.
Il paraît évident que le Gouvernement paye ici une politique
brouillonne, qui sacrifie délibérément les investisseurs et les
bailleurs sur l’autel de la « real politic » du pouvoir d’achat et
du logement social.
Un libéralisme mesuré ne ferait pas de mal au secteur du logement et
il nous semble qu’une redéfinition des relations
bailleurs-locataires s’impose : les bailleurs ne supporteront pas
indéfiniment une aggravation de leurs obligations et ils feront les
arbitrages qui s’imposent en vendant leur patrimoine, ce qui ne
facilitera pas la résolution de la crise du logement dans les
grandes villes…
Un autre chiffre nous inquiète : 81 % des jeunes Français diplômés
sont tentés de partir à l’étranger, dégoûtés par leur difficulté
d’insertion liée à une trop grande rigidité des relations sociales
dans notre pays.
En sens inverse, de nombreux étrangers sans formation et sans
diplôme veulent venir en France pour bénéficier à plein des aides
sociales (et du droit au logement opposable), à un coût exorbitant
pour la collectivité. Nous ne nions pas que la France doive rester
une terre d’accueil pour les étrangers, mais notre situation
budgétaire ne nous permet plus d’augmenter inconsidérément les
charges publiques.
Un mot, enfin, de ceux qui réclament la légalisation du nouvel
indice des loyers commerciaux (ILC) : nous ne comprenons pas cette
initiative de la part de personnes qui bénéficient du principe de
liberté des prix ;
si les prix des loyers commerciaux doivent être réglementés à la
baisse, pourquoi les propriétaires ne réclameraient-ils pas la
taxation des prix du commerce de détail !
Il faut que chacun prenne ses responsabilités : la loi du marché et
de la libre entreprise doit s’appliquer à tous. |