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Il est probable
qu’après les élections, si l’on en croit les media et les bruits qui
courent dans les allées du pouvoir, un remaniement ministériel aura
lieu, plus ou moins vaste.
Nous n’en savons évidemment pas plus, mais c’est l’occasion de
dresser un bilan intermédiaire, et de faire part de nos
préoccupations aux éventuels successeurs des ministres en charge du
logement et de la fiscalité. |
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Sur le plan de la
méthode tout d’abord, nous demandons instamment que les pouvoirs
publics prennent le temps de la réflexion, et que les réformes ne
soient pas lancées brutalement par le fait du prince, comme on l’a
vu malheureusement pour la loi pour le pouvoir d’achat du 8 février
2008.
Notamment, pourquoi le Gouvernement a-t-il déclaré l’urgence sur ce
texte, qui ne le méritait pas, permettant ainsi une adoption
expresse par le Parlement dans des conditions bâclées ?
Nous demandons aussi que ce qui est annoncé soit exécuté : pourquoi
le texte qui doit reporter la première échéance des travaux de mise
en sécurité des ascenseurs n’est-il toujours pas paru, mettant ainsi
dans l’embarras de nombreuses copropriétés, alors que ce report a
été confirmé par la ministre du logement et de la ville elle-même ?
Sur le fond des dossiers, nous ne nions pas que des avancées très
significatives ont été faites sur le plan de la fiscalité des
particuliers avec la loi TEPA du 21 août 2007, qui a notamment
supprimé les droits de succession entre époux et porté l’abattement
en ligne directe de 50 000 à 150 000 €.
Contrairement à ce que des voix populistes disent, ces mesures
favorisent bien tous les Français, et pas seulement les plus riches
: il est absurde de considérer comme riche celui qui recueille une
succession de ses parents d’un montant de 150 000 €, en exonération
de droits !
Deux dossiers en cours nous préoccupent particulièrement.
1er) Le Grenelle de l’environnement : tout le monde est d’accord
pour sauver la planète, mais, de grâce, prenons là aussi le temps de
la réflexion ; donnons le temps aux comités opérationnels (il y en a
33 !) de faire leurs propositions, sans précipitation.
La France étant un petit pays, il hors de question d’accepter des
mesures tant que la Chine, les Etats-Unis et les autres nations ne
participent pas à ce combat.
Concernant l’habitat existant, il sera impératif de tenir compte des
problèmes de financement, avant d’imposer de nouvelles obligations
de travaux et de mise aux normes, car de nombreux propriétaires ne
pourront tout simplement pas payer les sommes nécessaires (environ
30 000 € par logement ancien). Il se peut que certains technocrates
aient eu cette idée afin de pousser les propriétaires à la faillite.
Vive le nivellement par la base !
2e) La suppression annoncée de la caution : il est aussi impératif
que, sur ce dossier très sensible, une vraie réflexion s’engage avec
les représentants des propriétaires pour étudier les différentes
solutions, qui ne devront en aucun cas toucher au pouvoir d’achat
des bailleurs, sous peine de décourager durablement les
investisseurs privés.
Du temps, de la méthode, le souci de ne pas réglementer à tout va :
voici, à notre avis, les clefs du succès !
Au surplus afin de nous défendre, il faut que nous soyons encore
plus nombreux.
N’hésitez donc pas à faire adhérer vos amis et connaissances à votre
Chambre des Propriétaires.
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