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Le vent de la
réforme souffle sur la France et, à bien des égards, cela est fort
heureux.
Mais, en matière de logement, il paraît prendre de très mauvaises
orientations qui vont occasionner de graves soucis lors des
échéances électorales à venir. Et cela, particulièrement en Ile de
France, là où la crise du logement est la plus grave et présente la
plus grande incidence politique, du fait de la présence à Paris du
pouvoir politique, des médias, et, aussi, des conséquences de cinq
phénomènes particulièrement aigus dans la Région : |
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- un taux de
séparation des couples particulièrement élevé, provoquant une
diminution du nombre de personnes par logement, chacun voulant, au
demeurant, avoir un logement afin de pouvoir accueillir
alternativement ses enfants dans de bonnes conditions ;
- un taux d’immigration particulièrement élevé : nous accueillons en
Ile de France, sur 2 % du territoire national, 40 % des immigrés,
par définition sans logements ;
- le souhait des personnes déjà logées, soumises à des conditions de
vie difficiles, de ne pas voir construire près de chez elles par
crainte d’une dégradation de leur environnement ;
- le désengagement massif du logement des investisseurs
institutionnels, préférant investir dans le tertiaire, à la
rentabilité meilleure, à la gestion plus facile et moins coûteuse ;
- Le poids de l’ISF sur les bailleurs privés : possédant déjà, en
général, une résidence principale, ils supportent pour l’intégralité
de la valeur de leur patrimoine locatif le poids de l’impôt, ce qui
les amène bien souvent à une rentabilité nette proche de zéro.
Dans ce contexte, on pourrait penser que l’Etat viendrait choyer les
bailleurs privés. Erreur ! Voici qu’il leur impose un nouvel indice
de révision des loyers les privant du fruit de la croissance de la
richesse nationale, les frais d’une assurance loyers impayés qui va
devenir obligatoire, même si on loue à une personne de confiance, et
une suppression de fait du dépôt de garantie. Sans parler des effets
à venir de la loi sur le droit au logement opposable qui amènera les
préfets à réquisitionner des logements privés pour loger des
locataires, non accueillis dans un secteur public soucieux de
conserver ses privilégiés.
Alors, nous le disons au Gouvernement : trop c’est trop. Les
bailleurs privés, qui sont attachés à leurs logements et ne
raisonnent pas exclusivement en financiers, risquent cependant de
prendre la voie des investisseurs
institutionnels : la fuite hors du secteur du logement locatif.
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